1er Allaitement | J’ai évité la catastrophe !

J’ai donné naissance par césarienne, à la maternité où je suis restée 11 jours au total.

Je voulais allaiter, je n’avais pas d’autre choix possible que celui-là. J’étais sure de moi. Je ne voulais pas « essayer », je ne voulais pas « voir ce que ça donne ». J’allais allaiter « au moins 6 Mois ». Point.

C’est ainsi, qu’après une séparation d’environ 30 Minutes Avec mon Bébé (qui etait Avec son papa en peau à peau) on me l’a mise au sein (Apres la question « vous voulez faire la tété d’accueiiiiiilll ?!!!! »).

Avec la fatigue, mes souvenirs sont si vagues qu’ils sont maintenus grâce aux videos réalisées.

Concernant la mise en place de mon allaitement :

  • Je ne savais pas qu'il fallait mettre mon Bébé au sein souvent/à la demande. Mon bébé pleurait, j'étais démunie, le bec dans l'eau.
  • On m'a directement mis des bouts de seins en silicone... (???)
  • J'avais un "carnet d'allaitement" à remplir : je devais noter l'heure de début et de fin de tétée, quel sein et veiller qu'il y ait 2 heures entre 2 tétées : car on allaite à la demande, mais toutes les 2 heures. Logique. Je devais le remplir consciencieusement, et aussi à la maison ! (Mon œil !) Et peut être meme Que j'aurai une bonne note à la fin !
  • On ne m'avait pas parlé de la nuit de Java. Quand je l'ai vécue, on m'a répondu que mon Bébé faisait des caprices et qu'il fallait laisser pleurer.... (2 jours le Bébé....)
  • On m'avait dit d'appeler à chaque fois que mon Bébé pleurait, pour qu'on m'aide à la mettre au sein. J'ai d'ailleurs un moment en vidéo, d'anthologie, où je dis textuellement : "il faut appeler la MADAME parce qu'elle a dit Que je devais l'appeler si elle se réveillait" Avec un air, tellement perdu.... Les signes d'éveils étaient clairs depuis une bonne dizaine de Minutes !
  • On avait déjà complété ma fille au LA. Faisant fi d'une éventuelle confusion sein-tétine....

Le second jour, on m'a demandé sèchement si je voulais vraiment allaiter, parce que je ne faisais visiblement pas d'efforts : Je n'avais pas de montée de Lait.

Une sage femme « conseillère en allaitement  » (laissez moi rire…. Ahah Ahah ) m’a alors accompagnée. Elle a évalué ma volonté d’allaiter et m’a alors monté un tire Lait en chambre. Une grosse machine de guerre (un Kitett), bruyante à souhait. Je n’avais jamais vu de tire-lait de ma vie.

Je devais stimuler, je devais tirer, tirer, tirer. Boire des tisanes d’allaitement et me gaver de Galactogyl.

À aucun moment, elle m’a conseillé de mettre ma fille au sein au maximum. Elle entrait et sortait de ma chambre, laissant ma porte grande ouverte.

J’avais les seins à l’air, les téterelles dessus, à la vue de tous. Je me sentais encore plus humiliée. Je ne voulais plus utiliser le tire lait.

Le 3e jour, elle est revenue et m’a demandé si j’avais continué à tirer. J’ai répondu par la négative.
J’ai alors eu le droit à une bonne leçon de moral. J’ai pleuré toute la journée…  Et ma montée de Lait est arrivée le soir même…
J’étais fière d’avoir tiré « beaucoup de lait », et je l’avais annoncé fièrement à la sage-femme, comme une bonne élève ayant réalisé un superbe devoir à la maison ! 

Mais je me sentais à la fois honteuse, déshumanisée,  Je ne voulais pas Que qui Que ce soit puisse voir que je tirais mon lait, encore moins Monsieur Chéri, c’était une scène qui me mettais vraiment mal à l’aise ! 

parentalité et simplicité
Ce fameux jour, où je pleurais.... Mais il faut sourire pour la photo 🙂

À la fin du séjour, ma lactation était heureusement bien en route ! Mais... Si seulement c'était si simple !

Quant aux crevasses douloureuses, c’était parfaitement normal !!!!! Un peu de castor eQui (qu’on ne rince pas, c’est mieux Hein !) et le tour est joué !

Me voici rentrée chez moi, j’allaite mon Bébé. C’est assez douloureux, mais c’est normal paraît-il.

Le point de non retour est alors arrivé aux alentour d'un Mois et demi.... vous savez... ce fameux moment où on se questionne sur le sens de la vie ? Oui.... celui là... j'ai nommé : le pic de croissance !

Heureusement, j’avais déjà connaissance des pics de croissance.

J’avais les 2 seins en sang. Des crevasses à faire froid dans le dos. Je n’y arrivais plus, j’étais seule, Monsieur Chéri m’épaulant comme il le pouvait. Jusqu’à cette nuit où je pleurais face à la douleur. Il me dit d’arrêter, au moins le temps que ça se répare un peu !

Je ne veux pas que ce moment signe l’arrêt de mon allaitement ! Je n’ai pas réussi à donner naissance par moi-même, je ne vais pas non plus rater cet allaitement !
L’idée me rend dingue, et c’est cette dernière qui me fera encore plus pleurer…

Je demande conseil autour de moi…. j’ai le droit à « arrête, c’est déjà bien 1 Mois et demi, ça arrive de ne plus pouvoir, c’est pas grave ! « 

Non. C’est Non. C’est insupportable pour moi !

Apres moult recherches à coup de Doctissimo et de LLL … Je décide de « limiter » les tétées directement, proposer mon Lait au biberon (qui est un échec cuisant, tant mieux !) et tirer dès que je me sens « ok » pour le faire…. et faire téter doucement, tenter des positions différentes…. Je n’ai même pas fait appel à une conseillère… (peur de déranger…)

Je me suis débrouillée toute seule…

Cette galère aura duré 4 jours.

J’aurai pu arrêter, j’aurai pu me dire « tant pis » , j’ai donné « ce que j’ai pu »… j’aurai pu baisser les bras et donner des biberons de LA.

Je ne l’ai pas fait… Je me suis battue pour conserver mon allaitement, je ne me suis pas donné d’autres choix, je ne me suis pas autorisé l’échec : additionné à la césarienne, il etait clair que je risquais la dépression si j’abandonnais.

J’étais pourtant si Mal informée au départ. Un accompagnement tellement Mal géré avec des mythes à la pelle !

Je dirais que mon allaitement réussi, peut relever du miracle, mais c'est faux

Pour ceux qui me lisent pour la première fois, sachez bien, que mon discours, n’est et ne sera jamais nuancé.
Quand il s’agit de volonté profonde et de convictions ancrées. Pour ceux qui me connaissent, vous connaissez la chanson ! 😉

Quand on a un enfant, on ne peut pas se contenter de la médiocrité ou de l’a peu près. Il n’y a pas de coup d’essai, on ne peut pas jeter l’éponge.

C’est pourquoi j’ai du mal avec les gens qui disent « j’ai fait ce que j’ai pu » alors qu’à la moindre difficulté, ils passent à autre chose dans l’heure qui suit.

Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, évidemment : mais il faut quand même avouer que c’est rageant de voir des personnes s’en foutre littéralement d’une chose aussi essentielle que l’alimentation de leur Bébé et du lien ainsi maintenu!

Quand on veut vraiment quelque chose, avec ses tripes, son cœur et sa force, on peut y arriver ! Même mal informée !

J’ai allaité mon aînée 19 Mois. Car il était clair qu’après avoir vécu un enfer pareil, que je n’allais pas arrêter en si bon chemin !

Je regrette d’avoir fait un sevrage induit à cet âge là. Mais c’était nécessaire pour moi. Je ne voulais plus continuer, je sentais ma fille trop « exigeante »…. Je me disais que c’était le moment d’arrêter, alors que justement, puisqu’elle était très demandeuse, c’était plutôt, le moment de continuer et de respecter ses besoins avant les miens !

Et Oui ! J’ai fait une erreur dans le sevrage, par manque cruel d’informations.

Je n’hésiterai pas d’ailleurs à en parler dans un prochain article, traitant de ce sujet !

Et vous aloooors ? Avez vous vécu des galères dans votre allaitement ? Avez vous réussi à les surmonter ? Comment ? Dites moi tout en commentaires !

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