L’IMPORTANCE DU PROJET DE NAISSANCE | + KDO !

Je vous ai déjà parlé du projet de naissance, lors de mes précédentes vidéos et je vous ai également conseillé d’aller vous renseigner davantage sur le sujet du projet de naissance sur le site de Sophie Lavois 🙂

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon point de vue concernant le projet de naissance . Terme un peu « officiel » / « trop sérieux », surtout survolé par les parents, balayé d’un revers de la main, par certaines équipes de soignants….

Je vais également vous conter mon expérience, concernant la naissance de ma fille ainée, par cesarienne, ce qui a conduit vers cette issue… Tout sera limpide 🙂

Depuis que je suis de très près les expériences et interrogations des mamans concernant l’accouchement, la question de la fameuse péridurale revient à chaque fois, comme si le refus de cette dernière garantissait à elle seule, le déroulement naturel et  physiologique de l’accouchement. Or c’est faux. C’est même utopique !

Pardonnez moi mon langage cru, mais sachez que chaque jour, en FRANCE en 2018,  des mamans donnent naissance à leur enfant dans des conditions abominables, des boucheries qui n’ont pas lieux d’être, à cause de protocoles enchaînés inlassablement !

Parce qu’il faut savoir aujourd’hui, que ce qui compte beaucoup c’est la productivité, les protocoles calibrés, les normes, les mesures du bassin, le temps de travail chronométré, un temps maximum autorisé entre la naissance et la délivrance, un poids maximum pour espérer faire naître son enfant naturellement (ouais la grossophobie bien grasse si j’ose dire !), une perfusion collée au bout de 11h59min après avoir percé la poche des eaux sinon on chope la malaria, le saturnisme et surement le rhume des foins…

Et de dire, le bébé dans les bras : « Les médecins m’ont sauvés la vie suite à cette maladie grave qu’est la grossesse ! Un peu plus, et j’allais accoucher toute seule chez moi ! Manquerait plus que ça ! « 

Bref, j’exagère parfois, mais j’essais de vous mettre la puce à l’oreille et de vous faire réfléchir sur « tout ça ».

Je vous avais parlé de ma première expérience de grossesse, où j’ai eu un suivi de grossesse exagéré à mon goût (alors que 95% des femmes – chiffre au pif – le vivent sans sourciller) , mais où la  notion de projet de naissance a été totalement survolée. Je suis la première concernée par ce Projet de naissance, mais je pensais que dire oralement allait suffire :

Je faisais une confiance aveugle aux professionnels.

Tout ce que je voulais, c’était accoucher naturellement, sans péridurale. Simple non ? Il suffit donc de m’écouter, et faire le nécessaire , c’est à dire, rien du tout !

Je ne vous surprendrai donc pas, en vous disant que rien ne s’est produit comme je l’avais imaginé !

Premièrement, dans mon dossier, il était écrit noir sur blanc, dans le petit encadré réservé au Projet de naissance :  » Projet de péridurale, mais souhaite voir ses limites ».

 Une formulation des plus douteuse tandis que j’avais dis : «  Je ne veux pas de péridurale dès le départ, je n’en souhaite pas, mais je ne suis pas totalement contre, si toutefois cela s’avère nécessaire » – Voyez à quel point j’étais ferme 😉

Le jour J, c’était un mardi soir, lors de ma visite mensuelle obligatoire, après avoir vu que j’étais un peu humide et fait un petit test, la sage-femme m’a dit qu’on me ferait un déclenchement pour suspicion de fissure de la poche des eaux (sans écoulements, je précise… !!!) : saucissonnée dans un monitoring permanent m’immobilisant sur le lit, j’ai d’abord eu 2 tampons de prostaglandine l’un après l’autre, un décollement des membranes ( une douleur incommensurable, pour ma part), l’interdiction de manger, de multiples touchers vaginaux, sans oublier la perfusion refaite 4 ou 5 fois…. ça, ça a duré un bon 2 jours.

A 4 centimètres, je quitte ma chambre sans fenêtres, pour passer en salle de naissance ! Je quitte momentanément mon monitoring et je maaaarche, les fesses à l’air grâce à la blouse, jusqu’au lieu de rencontre avec mon bébé !

On m’impose littéralement la péridurale, car on va me mettre du syntocinon dans la perfusion, pour faire des contractions, qui seraient alors, trop douloureuses pour ma petite personne… J’accepte à contre-cœur… Après une remontrance de la part de anesthésiste, car je bouge (en étant crispée du mieux que je peux) et 7/8  essais plus tard, ça y est : la péridurale est posée ! Je ne sens plus mes jambes ! Le progrès dirons nous ! …

Au bout de quelques heures, malgré le syntho, le col ne s’ouvre toujours pas assez rapidement, on hésite à utiliser un pied de biche, mais finalement, on me perce la poche des eaux, qui se vide à l’infini !!! … (la même qui est sensée être fissurée, je vous le rappelle …)

Nous voici arrivés le samedi matin , vers 6h, je suis arrivée à 9 cm, et ma fille est encore bien haute dans mon ventre, pas engagée DU TOUT… Personne ne comprends, pourtant j’ai bien la péridurale, le syntho, le monitoring, la perfusion, le tensiomètre, on vient me voir toutes les demi heure,  je suis sagement installée sur le dos, bien comme il faut…. bizarre, bizarre…

C’est ainsi que j’ai eu le bénéfice d’une césarienne en « urgence » , qui me permettra à la fois de rencontrer ma fille aînée, et de m’offrir une explosion d’amour réconfortante, tandis que je venais de vivre l’événement le plus traumatisant de ma vie.

 

2 jours après la naissance,  j’ai le droit au très controversé scanner du bassin qui m’annoncera (je vous le donne en 1000)  qu’il est trop petit ! 🙂 

C’est bien mon corps qui est défaillant !

Je vous parle de cette expérience malheureuse et pourtant, si banale, parce que je veux vous faire saisir l’importance de la confiance en soi, de sa puissance féminine et surtout du projet de naissance, travaillé durant la grossesse et écrit noir sur blanc !

C’est ce que j’ai fait pour ma deuxième grossesse, bien que j’avais un projet de naissance à la maison, il me fallait un projet de naissance pour la maternité, en cas de transfert. Il était clair que je n’allais plus me faire avoir 🙂

Au fil des mois, au fil des discussions et d’échange d’expériences avec les mamans, j’ai donc élaboré un projet de naissance en béton armé, qui a été lu dans son intégralité lors de mon unique visite d’inscription, travaillé et « validé » par l’équipe de la maternité, puis j’ai échangé dessus, une seconde fois, avec la chef de service de la maternité puis « validé »… Bien que je n’avais pas demandé leur avis, en fait !

Ce projet de naissance semblait presque inutile à leurs yeux, puisque ce que je demandais tombait sous le sens et semblait être une évidence pour eux… Mais comme on dit : Ce qui va sans dire, va mieux en le disant !

Je pense sincèrement être tombée sur une bonne équipe, ouverte et bienveillante quant à la naissance respectée, j’ai choisi ma maternité avec grand sérieux, même si j’étais certaine que je n’accoucherai pas hors de chez moi.

Si vous projetez un AAD, prenez le choix de votre maternité de secours au sérieux, car si un transfert est nécessaire, vous prenez le risque de ne pas vivre un accouchement respecté.

J’ai eu du mal à trouver une base de projet de naissance presque « clé en main », j’ai donc élaboré le mien, en fonction de ce que j’ai pu trouver sur le net, j’en ai lu quelques-uns, pris et enlevé ce que je voulais, ajouté mes propres besoins… C’était un long travail.

Aujourd’hui, je veux vous faciliter la tâche en vous offrant ce projet de naissance, je le partage avec grande joie ! Il est probable que ce qui m’importe ne vous importera pas forcément, ou encore des choses que je n’ai pas précisé seraient évidentes pour vous !

Ce projet de naissance sera le votre, je vous invite à le modifier et le rendre fidèle à vos aspirations et vos souhaits.

Il vous suffit d’indiquer votre adresse email et vous le recevrez directement, c’est pas magique, ça ? 😉 

Bonne lecture à vous !

projet de naissance parentalité et simplicité

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#8 SUIVI DE GROSSESSE | SUBIR ET SE TAIRE ?!

Aujourd’hui, on va parler ensemble du suivi de grossesse et plus précisément du consentement éclairé.

Pour beaucoup de femme, quand elles attendent un bébé, c’est le réflexe presque évident : prise de sang, régime alimentaire, analyses d’urines, pesée systématique, rendez-vous mensuel, toucher vaginal, échographies de contrôle en plus des 3 d’usage, monitoring, tests divers , mesure du ventre, palpation diverses….

L’aspect naturel de la grossesse est totalement inhibé par ce trop plein de médicalisation.

Si on dédramatisait la grossesse ?

Et si l’on réfléchissait avant de s’infliger des actes qui ne nous semblent pas utiles et surtout désagréables ? Et si on parlait du consentement éclairé ?

Je vous parle de mon expérience, notamment de ma première grossesse parfaitement physiologique, n’ayant eu aucunes complications, ni même aucun doute sur quoi que ce soit… Et pourtant, j’ai vécu un suivi de grossesse mensuel, intrusif, mesuré, calibré, dans le plus grand des calmes… Et le plus grand stress pour moi.

Bonne vidéo ! 🙂

Ma 1ère Grossesse | J’étais une bonne élève bien sage !

Il y a 7 ans et demi de cela, j'ai donné naissance à ma fille aînée : Une grossesse désirée ardemment, attendue impatiemment.

Tout est nouveau, tout est beau, le rêve s’est réalisé, une petite graine est en moi, je me suis transformée en écrin… Il faut protéger ce bijou, il faut tout faire pour que rien ne lui arrive.

Douter, traquer, surveiller… Se rassurer, paniquer… Mais être heureux par dessus tout !

Heureusement, La Sainte médecine est là, chaque Mois, pour me rappeler ce que je dois faire pour vivre une Grossesse paisible en m’alertant régulièrement sur le kilo de trop, ou la prise de sang à faire entre le 19 et le 23 du Mois.

Je suis contente, je fais tout bien, tout va bien…..

Est-ce donc cela la norme ?

Nous (moi et le papa) avons vécu une grossesse qui s’est parfaitement déroulée, sans encombres majeurs…

Si ce n’est l’interventionnisme et la surveillance bien trop présents pour une grossesse parfaitement physiologique.

A l’époque, Comme c’était notre premier enfant , nous n’étions pas aussi informés qu’aujourd’hui et suivions benoîtement les recommandations et autres protocoles « OBLIGATOIRES ».

Comme s’il s’agissait d’étapes cruciales, qui nous autoriseraient, au bout du compte, à obtenir le St Graal : un Bébé dans nos bras, en parfaite santé.

parentalité simplicité
  • Prise de sang ? Ok.
  • Pipi dans le pot mensuel ? (Attention ça déborde ! ) Ok.
  • Test O'Sullivan et son malaise ? Ok, c'est pour la bonne cause, je ne sais pas ce que c'est mais j'ai bon , je peux passer à la suite.... Ok.
  • Toucher Vaginal à chaque rendez vous, il faut bien y passer, Ça fait un peu mal parfois, j'aimerai que ça se termine vite mais... c'est OBLIGATOIRE ! Ok.
  • Palpation des seins aussi, on ne sait jamais.... Quoi ? Je ne sais pas, mais c'est sûrement important ! Ok.


Et puis... Et puis...

  • Échographie en urgence (j'ai peur, j'ai saigné 2 gouttes !) Je me rassure, Bébé est là, son pixel de cœur, clignote sur l'écran.... Un petit décollement de quelques millimètres... J'achète un Doppler fœtal qui sera employé régulièrement durant la grossesse... Sérénité.... Toujours...
  • Échographie 1, tout va bien, et cette clarté nucale parfaite... on me recommande le Tri-test "au cas où", protocole oblige, Que je ne ferai pas. "J'ai oublié", Avec cet air faussement penaude, de l'élève qui n'a pas Rendu son travail. Mais c'est ainsi !
  • Échographie 2 c'est une Fille ! ... Quelle joie, notre souhait !
  • Echographie 3D "pour le plaisir" ... à 110€ la séance, mais on a le DVD à la fin, ça vaut le coup !
  • Echographie 3, Bébé est magnifique... Je ne cesse de regarder les clichés avec admiration... On l'attend, tout est prêt à la maison, la chambre réglementaire et les peintures fraîchement posées, la valise de maternité remplie de layette est déjà prête. Comme on m'avait dit de le faire à la maternité.

D’ailleurs, Tous mes rendez-vous se déroulaient à la maternité. Je trouvais cela tellement plus pratique !
Ils gardaient mon dossier, comme ça, j’étais sure de ne pas le perdre ! Quelle gentillesse de m’éviter ce genre de tracas !  

Je n’avais pas de sage femme désignée, et j’ignorais qui allait «  m’accoucher ». Mais c’était Comme ça ! Je voulais un accouchement naturel de toute façon ! (J’avais une vague idée de ce que c’était, mais je le voulais !)

S’en suit le rdv OBLIGATOIRE d’information sur la péridurale. Et la fatalité : « ici vous êtes 10, il y en a au moins une de vous qui aura une césarienne, c’est mathématique ! ».  Nous dit alors le Monsieur à la blouse blanche….

Ça fait peur, mais c’est Comme ça, lui, il sait mieux que moi, il a l’habitude… Et je ne prendrais pas le risque de le contredire…

Je ne peux m’empêcher de me dire que ça va être pour ma poire… (Je ne crois pas si bien dire !)

J’avais un « projet de naissance » en tête : je voulais « essayer sans péridurale et de faire le plus naturel possible« .

Je verrai des années plus tard Que sur mon dossier, il est écrit « projet de péridurale mais souhaite voir ses limites » … D’accord, la formulation est trompeuse finalement….

Bonne élève, j’ai donc suivi scrupuleusement la préparation à la naissance à la maternité, dont les séances de sophrologie guidées par une sage-femme.
Elle nous expliquait en même temps comment pousser, se concentrer… Elle nous a même montré la mécanique du bassin ! Elle nous a même parlé de Bernadette de Gasquet ! Oui !

Une Grossesse parfaite en somme. Un suivi protocolaire "OBLIGATOIRE" qui nous montre qu'on est de bons géniteurs responsables.

…. Et une peur d’accoucher, car je savais que je n’étais pas préparée suffisamment, à vivre un tel bouleversement physique ….

Le dernier rendez-vous arrive. Je dois aller faire ma consultation obligatoire du 9e Mois, je plaisante sur le fait qu’ils me garderaient…

Ce jour là, je n’eus pas cru si bien dire...

En effet : un prélèvement vaginal détectera 30 Minutes plus tard (!!!) une fissure de la poche des eaux, insoupçonnée de ma part,

Je n’avais aucun écoulement visible, mais il fallait que je reste. On allait me déclencher, j’allais rencontrer ma fille « dans la nuit » . On me pose une perfusion d’antibiotiques « OBLIGATOIRE » en me demandant si je suis contente.

Je réponds par l’affirmative, Comme une enfant de 8 ans et j’appelle le papa en riant, qui arrivera un peu plus tard Avec l’énorme valise.

À ce moment là, nous ne savons pas que cette épopée ne fait que commencer et que nous allons vivre des jours pénibles. Ces jours, qui participeront aussi à la naissance d'un traumatisme, que je mettrais des années à comprendre et à guérir.

Avant de rencontrer notre Fille, je subirai 3 jours et demi de protocoles, enfermée dans une chambre sans fenêtre.

Immobilisée par un monitoring quasi-permanent, qui se concluront par une césarienne dite en « urgence« .

Ceci, après une nuit de travail « officiel » sous synthocinon et une péridurale imposée, couchée sur le dos. Immobilisée par des tubes en tout genre, par le monitoring et le tensiomètre, qui se déclenchera automatiquement toutes les 15 Minutes, m’empêchant alors de dormir.

Une césarienne inattendue n'est-ce pas ? 😀


Ce billet est donc une introduction, une histoire banale vécue par des milliers de femmes. 

Banale et anormale.

Sachez bien que je vous parlerai de tout cela, dans un prochain article ! C’est là que les choses intéressantes arrivent !

Par ce billet, je voulais mettre en lumière, le trop plein de protocoles dits « obligatoires » .

En effet, est-ce nécessaire d’en faire trop ? N’est-ce pas plutôt anxiogène ?!

J’ai tellement de choses à dire à ce sujet Que je réserve au moins un article (ou une vidéo ?! 😀) complet sur la notion d’obligation, de consentement éclairé avec un petit rappel de la Loi Kouchner.


A suivre, donc 😉



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