Donner naissance à la maison – 1 an après

1 an, 1 an déjà… le temps de digérer ce que nous avons vécu en famille ce jour là, ta naissance à la maison, entourée de ton papa, de ta maman, de ta sœur et de notre précieux JC.

1 an, Ça Passe vite, je viens de me rendre compte à quel point tout a changé depuis toi : nous avons déménagé, nous vivons dans un endroit tellement plus calme, cool, où il fait bon vivre… Notre vision de la vie a changé radicalement et cet événement majeur a scellé un lien fort et inébranlable entre nous tous.

J’ai attendu ce jour, pour parler de ta naissance, moment incroyable, qu’on se raconte encore, en famille, très souvent, comme pour réaliser que nous avons vécu un événement extraordinaire. C’est un moment qui est gravé en nous, qui a fait basculé notre vie, vers un peu plus de douceur et de légèreté.

Je poste encore plus tard, ce récit, sur le blog, comme si je devais encore intégrer le fait que je l’ai enfin écrit.

Ta naissance, je n’y crois toujours pas, j’ai encore l’émotion vive quand j’y repense. Quand j’en parle Avec ta sœur, on a encore les yeux humides, parce qu’on sait, elle et moi, ce qui s’est passé dans notre cœur. Ce qui s’est produit entre nous, quand on s’est regardées, alors que tu étais tout juste dans mes bras, encore chaude de moi.

Nous sommes 4, c’est réel, mon Bébé est une grande sœur désormais.  Nous 4, c’est 1 cellule, 1 entité. 

Ces quelques secondes me sont tellement précieuses car j’ai ressenti en direct mon cœur se multiplier dans l’amour veritable et se cristalliser à jamais.

Me voilà à écrire le récit de ta naissance, je ne sais jamais vraiment comment le rédiger, je n’ai que très peu de détails concrets, je n’ai pas tellement d’heures précises, je n’ai aucune mesure ni rien de scientifique à partager. Juste ces instants de vie qui on ouvert un nouveau chapitre de notre histoire familiale.

Juste, tu es née, de ton plein gré.

Bien sûr il a fallu quelques heures. Dont le point de départ est un gag, ce qui n’est pas très surprenant par ici !parentalité et simplicité

Tout a commencé quand le matin du 19 juillet, Naya, notre chienne, est montée dans notre chambre. Je me suis donc levée en râlant pour l’attraper et la faire descendre.

J’avais par la même occasion une grande envie de faire pipi. Tellement, que je n’ai pas su me retenir en haut de l’escalier, puisque même en serrant les fesses le plus possible, ça coulait tout seul !

J’ai l’impression d’être une mamie de 90 ans incontinente, incapable de descendre les escaliers, en train de se lâcher, avec son chienchien sous le bras ! Quel magnifique tableau !

Un mélange de honte et de ridicule, m’a poursuivi jusqu’aux toilettes, Comme Le Petit Poucet !

J’avais peur que ton papa se lève et accuse Naya d’avoir fait pipi par terre…. alors que c’était moi… Préoccupation première puisque je ne suis pas très fan de l’injustice, même envers cette Nouille au regard ridiculement amoureux.

Une fois aux toilettes et soulagée… je me relève… Et je continue de « faire pipi » sans m’en rendre compte !

Je me rends finalement à l’évidence au bout de quelques minutes d’inspection :  Ce n’est pas du pipi mais bien du liquide amniotique ! Je suis abasourdie !

J’appelle donc toute penaude ton papa en bas de l’escalier: « cherrrriii….. viennnnnns…. »

Je l’entends descendre 4 à 4 les escaliers, et je lui explique la situation. Je lui dis que j’ai peur, à ce moment là puisque c’était inattendu… Mais cette dernière s’estompe rapidement et se transforme en euphorie !

Il est 5h45 du matin je plaisante sur la situation et j’appelle notre SF pour prévenir que « Ca y est ! »

Il me dira de l’appeler à un autre moment, quand je sentirai des contractions régulières pendant deux heures consécutives…

La matinée se passe alors tranquillement, on gonfle la piscine, je me promène dans le quartier, je passe quelques coups de téléphone, je fais une machine de linge… Bref, tout se passe en douceur, lors de cette journée chaude de Juillet.

Je suis vraiment sereine, je n’ai aucun stress, tout va pour le mieux. J’ai une paix intérieur qui me fait vraiment planer, je me sens comme dans un rêve, je flotte, le temps s’est arrêté.

J’appelle Y. qui va faire quelques courses pour moi, puisque j’avais prévu d’en faire ce jour là justement… Le frigo étant désespérément vide !

Plus tard, j’ai la joie immense d’avoir une quantité de fruits délicieux, qui m’aident de manière gourmande, à vivre cette journée de travail. Des dattes, des fraises, du melon, de la pastèque, des bananes…. Un vrai festin !

J’ai pas mal de contractions au cours de cette journée, mais rien qui ne soit vraiment décisif.  Je Passe mon temps à marcher et faire du ballon. On se promène, on vit notre vie, on rigole et profite de nos derniers moments à 3.

Je décide quand même d’aller faire une sieste durant l’après-midi. Ce qui était vraiment une bonne idée puisqu’après cette dernière, le travail a redémarré et je me sentais en pleine forme : il est environ 17h30.

Je vais écouter des chants tibétains hypnotisants, tout en faisant des ronds sur le ballon et respirant lentement au rythme des Ooooommmm. Tout à fait le style de chose que je ne fais JAMAIS habituellement ! Je fini par arrêter au bout d’une heure, car Ça commençait légèrement à m’agacer ! 😀

Nous préparons le dîner, Ça sera des pâtes et des brochettes provençales, je me régale et j’ai grand appétit !

L’heure tourne, le travail est toujours présent, mais discret. Il s’arrête de temps en temps, Quand je ne suis pas concentrée surtout (notamment Quand en remplissant la piscine, l’eau éclabousse toute la pièce… un moment de panique et de rire car c’est toujours à ce moment là qu’on ne sait plus quoi faire !)

Il est 21h30, Gabrielle va se coucher, à contre cœur…. Je lui promets d’aller bien, un dernier câlin… Et je lui dis que si elle ne « le sent pas » il y a toujours l’option des amis qui peuvent l’accueillir. Elle est décidée, elle ne veut pas partir, elle veut vivre les premières minutes de ta naissance.

On rempli la piscine doucement cette fois… et je suis dans le salon à faire des ronds sur le ballon… je respire, je me concentre, je garde à l’esprit qu’il faut que je bouge.

Je sens que Ça travaille réellement là… Pendant près d’une heure, je sens que c’est bel et bien lancé et que cette fois-ci, Ça ne s’arrêtera plus jamais !  Je rejoins finalement la piscine à 22h30. C’est agréable, je me sens privilégiée, dans mon salon, dans une piscine à 37 degrés : On ne peut rêver meilleure place !

Le travail s’intensifiera de plus en plus, mes vocalises aussi, par la même occasion ! Je me dis que c’est chouette,  je suis capable de maintenir une note, longtemps sans changer de tonalité ! 😀

Je flotte dans l’eau, je suis sur le dos, appuyée uniquement sur le rebord de la piscine Avec la nuque. J’ai beau changer de position, pour tester, c’est celle ci qui sera la plus tolérée. Car je n’ai aucun appuie, je lévite à chaque contractions. Une totale liberté, c’est vraiment le pied !  Entre chaque contraction, je dors. Littéralement. Je rêve et ronfle même parfois.

Contraction – 2 Minutes de dodo – contraction … ainsi de suite… C’est ainsi que je n’ai pas ressenti de fatigue durant tout le travail. C’est incroyable, chaque contraction était 100% vécue et Non subie. Evidemment ce n’est pas une partie de plaisir, mais grâce à mes phases de sommeil, je récupérais instantanément l’énergie nécessaire pour la montée de la contraction.

parentalité et simplicité

Ton papa tourne autour de moi, en silence, il ne dit rien, il est là, à coté… il tente quelques traits d’humour, mon cerveau veut rire mais mon instinct et mon corps tout entier n’est pas spécialement en phase et a plutôt l’image d’un marteau de 100 Tonnes qui lui tombe dessus !

Pauvre de lui, il est impuissant et a la sensation de ne pouvoir rien faire, il me dira par la suite que de me voir dans cet état lui faisait mal. Il n’aura rien laissé transparaître tout ce temps. Il me faisait une totale confiance.

Il se contente alors juste d’être près de moi, de me servir de l’eau, me pose quelques questions parfois… Il est calme, serein… Me prend la main, puis la lâche quelques fois avant d’avoir les doigts brisés…

Seules mes vocalises déchirent le silence.

On finit par appeler JC vers minuit car je sens que c’est le moment opportun. Le temps de faire la route etc etc…. La fameuse horloge interne, qui sera confirmée un peu plus tard… !

Je l’attends, Je n’ai heureusement aucune notion du temps. C’est long. Je ne ressens pas le besoin de son professionnalisme. Je veux juste ressentir sa présence près de moi, comme un spectateur privilégié d’un événement unique et banal à la fois.

parentalité et simplicité

Les contractions s’intensifient, je n’ai pas bougé de ma piscine, toujours dans la même position… Je suis bien seulement Comme ça : ou plutôt, je n’ose pas bouger…. car j’ai franchement mal. Mais alors vraiment ! Je me contente juste de basculer mon bassin vers le haut pour flotter et donc, n’imposer aucun appui à mon bassin. C’était vraiment le critère premier !

Chaque contraction est comme un « triangle » dans ma tête. Une personne qui entre par la porte, fait le tour d’une pièce et ressort par le même endroit. La pièce devient de plus en plus grande au fil des contractions…. Le bonhomme s’y attarde avant de ressortir !

JC arrive, il est environ 2h30. je suis tellement heureuse de le voir. Je remarque qu’il porte un tee shirt  (et Non une chemise !) et qu’il est tout frais et tout « doux » ! Il me Parle à peine mais nul besoin. Il chuchote quelques mots, et écoute les bruits du cœur quelques instants. Tout va bien.

Il me dit Qu’il va aller se reposer à côté, parce qu’il a vécu une naissance la veille.  Il me propose de changer de position, ce que je fais à contre cœur et me dit de bien ouvrir la bouche quand je vocalise !

Pour vocaliser, je le fais, Ça c’est sur ! Je suis loin de l’accouchement silencieux que j’imaginais…. Étant très peu expansive en la matière, je suis transformée : c’est un rituel chaman ! Un exorcisme !

Je finis par regretter amèrement ce que je vis… car quand même, c’est super douloureux ! Je veux tout arrêter, je veux faire une pause… C’est pire que ce que je pensais, on est loin des beaux discours « Accueille la douleur, elle est nécessaire bla-bla-bla.. » Je finis par avoir envie qu’elle s’en aille, car elle a trop traîné dans le coin ! Quelle idée saugrenue, un deuxième enfant… Quelle idée folle d’accoucher !

Tout à coup, je dis que je veux sortir immédiatement de l’eau, je veux l’obscurité totale, les lumières sont agressives pour moi, alors qu’il s’agit que de toutes petites lampes qui éclairent juste assez…

Une fois sortie de l’eau, Je vivrai une contraction allongée sur le dos, car je pensais que ça serait bien de se poser 3 secondes… Erreur fatale, c’est bien la pire contraction que j’ai pu vivre ! Je ne peux m’empêcher de penser aux femmes qui sont forcées d’accoucher dans cette position, c’est une horreur… Une seule m’a suffit pour comprendre que ce n’était absolument pas supportable !

Je me tiens au cou de ton papa, pour m’étirer au maximum….J’ai mal.. Et lui aussi !!!! Il doit me soutenir car je tire vers le bas… Tandis qu’il tire vers le haut !

Et puis… Gabrielle sent que ce ne va pas tarder, elle entend tout, elle a peur. Papa va la rejoindre pour la rassurer un peu… C’était vraiment nécessaire !

Moi je sens que j’ai bien mal aux fesses…. je suis à moitié accroupie, j’ai le genou gauche à terre puis l’autre jambe relevée appuyée sur l’orteil du pied droit, en pointe. J’ai le dos complètement vrillé, appuyée sur une chaise.

Je ne peux tolérer une autre position, c’est millimétré, je ne dévie pas d’un cheveu ! Je n’ai absolument pas réfléchis à ce que je faisais, encore une fois. Je fais, sans entraves, sans injonctions, sans craintes, sans penser à mon image, si ce que je fais est bien ou non… Je ne suis qu’un animal qui n’accomplis que l’oeuvre du genre Humain.

C’est la dernière ligne droite, Papa est encore Avec Gabrielle. JC l’appelle pour qu’il nous rejoigne vite. Parce qu’entre temps, ce dernier est repassé de mon côté. Il a certainement entendu le basculement de la situation, aux sons que je produisais… Puisqu’il me pose des questions courtes auxquelles je ne sais pas répondre de manière intelligible et réfléchie. D’ailleurs, chaque son/chuchotis/questions qui sortiront de la bouche de JC ou de Papa me sera insupportable. Tout est décuplé, j’ai besoin de silence totale, d’obscurité, qu’on ne me touche pas, qu’on ne me fasse pas ressentir autre chose que ton corps sortant du mien.

JC me touche le bas du dos, certainement pour évaluer la progression, Ça ne me gène pas et me soulage sur l’instant.

Puis….

Une première poussée réflexe fait sortir le haut de la tête et JC me dit de mettre ma main, j’hésite un instant car j’ai peur de ne pas tenir ma position ou autre… Il me répète de le faire : « Touche ton Bébé ! » , finalement je lache une main pour le faire : la sensation de tes cheveux sous mes doigts est unique, c’est dingue ! Tu arrives !

Une seconde poussée réflexe revient… C’est tellement puissant : tout mon corps travail, c’est tellement fort et « soulageant » à la fois ! La poussée se fait depuis mon buste… C’est puissant, c’est unique, je ne contrôle rien….

Je répète en boucle : « Oui mon Bébé, viens, on va téter ! » … L’appel à l’estomac, on ne se refait pas ! 😉

Ça t’a certainement mis la puce à l’oreille puisqu’une ultime poussée réflexe te fera sortir comme une savonnette, rattrapée de justesse par papa, qui retirera le cordon autour de ton cou, Avec son Index. Il est 3h30 du matin, tu es là, Avec nous, dans les mains de papa ! C’est réel !

Et je suis soulagée, je suis heureuse !  Les douleurs sont disparues instantanément avec les poussées qui étaient vraiment puissantes et bienfaisantes ! Je ne saurai décrire à quel point c’était une sensation magique !

Je sens que ça pique un peu mais je m’allonge au sol…

Je te rencontre, tu es chaude, humide et je me sens heureuse !

On l’a fait ! On a réussi !

Papa va chercher Gabrielle….. Je revois sa petite tête dans l’encadrement de la porte… Ce fameux moment magique… plein d’émotions, nous nous connectons elle et moi. On sait, on est émues et on lâche quelques larmes de joie.

Le bonheur est ici… Avec nous !

Le cordon qui nous relie continuera de battre jusqu’au bout puis Papa le coupera en lançant un magnifique « Mazel Tov ! » Incongru puisque nous ne sommes absolument pas Juifs, mais qui aura eu le mérite de nous faire rire !

Le placenta se détachera quelques minutes plus tard et conclura ta naissance.

Tu as déjà tété, en y allant toute seule ou presque,  Gabrielle s’occupe de toi, sous l’œil bienveillant de JC qui a fait les quelques vérifications d’usage te concernant. Le tout, pendant que je me douche tranquillement, euphorique et en pleine forme. On discutait avec papa, de tes seconds prénoms ! Ouais, j’ai accouché il y a 20 minutes, je suis sous la douche, debout et tout va bien….

Une fois propre et fraîche, je te retrouve et nous montons dans la chambre.

Nous sommes confortablement installées dans le lit frais et propre que papa a préparé. Nous sommes l’une contre l’autre. Tu es déjà une accro à la tétée, c’est de bon augure !

Gabrielle et Papa nous rejoignent plus tard mais nous laisseront finalement seules et dormirons à deux en bas.

Une première nuit reposante pour tous, qui aura été méritée !

Je suis un peu gauche parce que je ne sais pas vraiment comment te prendre pour être à l’aise toutes les deux, tu es encore un peu molle, donc c’est compliqué de dormir et de téter en même temps !

Voilà donc…. Ton arrivée parmi nous a été un événement magnifique et majeur dans notre vie.

parentalité et simplicité

Je ne regrette absolument rien, je referai la même chose, sans aucun regret, sans changer d’un iota.

Merci à vous, car je sais que certaines personnes qui passeront par ici, on largement contribué à la réussite de notre projet familial. En écrivant ces mots, je pense à vous avec tendresse, amour et gratitude.

Cette façon de donner naissance, naturellement m’aura permis de me sentir « guérie » pour de bon, de la naissance traumatique de Gabrielle. J’avais déjà fait le travail de « deuil d’accouchement rêvé » et d’acceptation depuis tout ce temps, mais il me manquait cette apothéose, comme le pansement juste après le mercurochrome.

Comme je le disais, ton arrivée a chamboulé notre vie, positivement, nous avons pris beaucoup de décisions en faveur de notre cellule familiale, qui reste centrale et prioritaire pour nous.

Vous qui lisez ce billet, j’espère vous transmettre avec la plus grande justesse mon ressenti, peut-être me comprendrez-vous, probablement n’avez-vous jamais vécu cela, ou encore, le projet de naissance à la maison est le vôtre, actuellement : Je ne peux que vous encourager dans votre entreprise.

A condition que la confiance en vous soit inébranlable et que vous soyez en paix avec vous-même.

Ce genre d’événement est un énorme « level up » concernant votre confiance en vous et en vos capacités. J’aimerai m’étendre davantage maiiiis… Je le ferai dans un prochain article ! 😉

D’ici là, prenez soin de vous !

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1er Allaitement | J’ai évité la catastrophe !

J’ai donné naissance par césarienne, à la maternité où je suis restée 11 jours au total.

Je voulais allaiter, je n’avais pas d’autre choix possible que celui-là. J’étais sure de moi. Je ne voulais pas « essayer », je ne voulais pas « voir ce que ça donne ». J’allais allaiter « au moins 6 Mois ». Point.

C’est ainsi, qu’après une séparation d’environ 30 Minutes Avec mon Bébé (qui etait Avec son papa en peau à peau) on me l’a mise au sein (Apres la question « vous voulez faire la tété d’accueiiiiiilll ?!!!! »).

Avec la fatigue, mes souvenirs sont si vagues qu’ils sont maintenus grâce aux videos réalisées.

Concernant la mise en place de mon allaitement :

  • Je ne savais pas qu'il fallait mettre mon Bébé au sein souvent/à la demande. Mon bébé pleurait, j'étais démunie, le bec dans l'eau.
  • On m'a directement mis des bouts de seins en silicone... (???)
  • J'avais un "carnet d'allaitement" à remplir : je devais noter l'heure de début et de fin de tétée, quel sein et veiller qu'il y ait 2 heures entre 2 tétées : car on allaite à la demande, mais toutes les 2 heures. Logique. Je devais le remplir consciencieusement, et aussi à la maison ! (Mon œil !) Et peut être meme Que j'aurai une bonne note à la fin !
  • On ne m'avait pas parlé de la nuit de Java. Quand je l'ai vécue, on m'a répondu que mon Bébé faisait des caprices et qu'il fallait laisser pleurer.... (2 jours le Bébé....)
  • On m'avait dit d'appeler à chaque fois que mon Bébé pleurait, pour qu'on m'aide à la mettre au sein. J'ai d'ailleurs un moment en vidéo, d'anthologie, où je dis textuellement : "il faut appeler la MADAME parce qu'elle a dit Que je devais l'appeler si elle se réveillait" Avec un air, tellement perdu.... Les signes d'éveils étaient clairs depuis une bonne dizaine de Minutes !
  • On avait déjà complété ma fille au LA. Faisant fi d'une éventuelle confusion sein-tétine....

Le second jour, on m'a demandé sèchement si je voulais vraiment allaiter, parce que je ne faisais visiblement pas d'efforts : Je n'avais pas de montée de Lait.

Une sage femme « conseillère en allaitement  » (laissez moi rire…. Ahah Ahah ) m’a alors accompagnée. Elle a évalué ma volonté d’allaiter et m’a alors monté un tire Lait en chambre. Une grosse machine de guerre (un Kitett), bruyante à souhait. Je n’avais jamais vu de tire-lait de ma vie.

Je devais stimuler, je devais tirer, tirer, tirer. Boire des tisanes d’allaitement et me gaver de Galactogyl.

À aucun moment, elle m’a conseillé de mettre ma fille au sein au maximum. Elle entrait et sortait de ma chambre, laissant ma porte grande ouverte.

J’avais les seins à l’air, les téterelles dessus, à la vue de tous. Je me sentais encore plus humiliée. Je ne voulais plus utiliser le tire lait.

Le 3e jour, elle est revenue et m’a demandé si j’avais continué à tirer. J’ai répondu par la négative.
J’ai alors eu le droit à une bonne leçon de moral. J’ai pleuré toute la journée…  Et ma montée de Lait est arrivée le soir même…
J’étais fière d’avoir tiré « beaucoup de lait », et je l’avais annoncé fièrement à la sage-femme, comme une bonne élève ayant réalisé un superbe devoir à la maison ! 

Mais je me sentais à la fois honteuse, déshumanisée,  Je ne voulais pas Que qui Que ce soit puisse voir que je tirais mon lait, encore moins Monsieur Chéri, c’était une scène qui me mettais vraiment mal à l’aise ! 

parentalité et simplicité
Ce fameux jour, où je pleurais.... Mais il faut sourire pour la photo 🙂

À la fin du séjour, ma lactation était heureusement bien en route ! Mais... Si seulement c'était si simple !

Quant aux crevasses douloureuses, c’était parfaitement normal !!!!! Un peu de castor eQui (qu’on ne rince pas, c’est mieux Hein !) et le tour est joué !

Me voici rentrée chez moi, j’allaite mon Bébé. C’est assez douloureux, mais c’est normal paraît-il.

Le point de non retour est alors arrivé aux alentour d'un Mois et demi.... vous savez... ce fameux moment où on se questionne sur le sens de la vie ? Oui.... celui là... j'ai nommé : le pic de croissance !

Heureusement, j’avais déjà connaissance des pics de croissance.

J’avais les 2 seins en sang. Des crevasses à faire froid dans le dos. Je n’y arrivais plus, j’étais seule, Monsieur Chéri m’épaulant comme il le pouvait. Jusqu’à cette nuit où je pleurais face à la douleur. Il me dit d’arrêter, au moins le temps que ça se répare un peu !

Je ne veux pas que ce moment signe l’arrêt de mon allaitement ! Je n’ai pas réussi à donner naissance par moi-même, je ne vais pas non plus rater cet allaitement !
L’idée me rend dingue, et c’est cette dernière qui me fera encore plus pleurer…

Je demande conseil autour de moi…. j’ai le droit à « arrête, c’est déjà bien 1 Mois et demi, ça arrive de ne plus pouvoir, c’est pas grave ! « 

Non. C’est Non. C’est insupportable pour moi !

Apres moult recherches à coup de Doctissimo et de LLL … Je décide de « limiter » les tétées directement, proposer mon Lait au biberon (qui est un échec cuisant, tant mieux !) et tirer dès que je me sens « ok » pour le faire…. et faire téter doucement, tenter des positions différentes…. Je n’ai même pas fait appel à une conseillère… (peur de déranger…)

Je me suis débrouillée toute seule…

Cette galère aura duré 4 jours.

J’aurai pu arrêter, j’aurai pu me dire « tant pis » , j’ai donné « ce que j’ai pu »… j’aurai pu baisser les bras et donner des biberons de LA.

Je ne l’ai pas fait… Je me suis battue pour conserver mon allaitement, je ne me suis pas donné d’autres choix, je ne me suis pas autorisé l’échec : additionné à la césarienne, il etait clair que je risquais la dépression si j’abandonnais.

J’étais pourtant si Mal informée au départ. Un accompagnement tellement Mal géré avec des mythes à la pelle !

Je dirais que mon allaitement réussi, peut relever du miracle, mais c'est faux

Pour ceux qui me lisent pour la première fois, sachez bien, que mon discours, n’est et ne sera jamais nuancé.
Quand il s’agit de volonté profonde et de convictions ancrées. Pour ceux qui me connaissent, vous connaissez la chanson ! 😉

Quand on a un enfant, on ne peut pas se contenter de la médiocrité ou de l’a peu près. Il n’y a pas de coup d’essai, on ne peut pas jeter l’éponge.

C’est pourquoi j’ai du mal avec les gens qui disent « j’ai fait ce que j’ai pu » alors qu’à la moindre difficulté, ils passent à autre chose dans l’heure qui suit.

Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, évidemment : mais il faut quand même avouer que c’est rageant de voir des personnes s’en foutre littéralement d’une chose aussi essentielle que l’alimentation de leur Bébé et du lien ainsi maintenu!

Quand on veut vraiment quelque chose, avec ses tripes, son cœur et sa force, on peut y arriver ! Même mal informée !

J’ai allaité mon aînée 19 Mois. Car il était clair qu’après avoir vécu un enfer pareil, que je n’allais pas arrêter en si bon chemin !

Je regrette d’avoir fait un sevrage induit à cet âge là. Mais c’était nécessaire pour moi. Je ne voulais plus continuer, je sentais ma fille trop « exigeante »…. Je me disais que c’était le moment d’arrêter, alors que justement, puisqu’elle était très demandeuse, c’était plutôt, le moment de continuer et de respecter ses besoins avant les miens !

Et Oui ! J’ai fait une erreur dans le sevrage, par manque cruel d’informations.

Je n’hésiterai pas d’ailleurs à en parler dans un prochain article, traitant de ce sujet !

Et vous aloooors ? Avez vous vécu des galères dans votre allaitement ? Avez vous réussi à les surmonter ? Comment ? Dites moi tout en commentaires !

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